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Bal­lades antarc­tiques

Ensemble de sculptures, ainsi qu’un dispositif vidéo en camera obscura.

Il s’agit d’une réflexion sur l’Antarctique comme territoire de projections narratives, tant fictionnelles qu’historiques, comme quelque chose qui ne peut pas être représenté, mais raconté. C’est un absolu à atteindre, un grand papier blanc sur lequel est contenu l’histoire de la Terre, ainsi que la soif de l’humanité de conquérir et revendiquer un territoire. À mon sens, il contient toutes les histoires potentielles : le projet nivelle les histoires de fiction et les histoires «réelles» car il considère que, lorsqu’il est raconté, tout événement devient fiction.

L’Antarctique est (physiquement, politiquement) un endroit inaccessible et chaque expérience sur ce territoire, réelle ou imaginaire, tend à être transmise d’une manière ou d’une autre. Du journal de R.F. Scott ou Charcot (célèbres explorateurs pour leur périple polaire) à The Thing de John Carpenter ou aux Montagnes Hallucinées de Lovecraft, ces œuvres sont des points de vue de l’expérience antarctique.

Chaque grande figure clé de l’histoire de l’Antarctique (Shakleton, Scott, Mawson etc.) a un monument, un marqueur sur le territoire. Les sculptures seront donc des bouées-marqueurs. Chacune évoque une fiction, tirée d’un livre ou d’un film qui a lieu en Antarctique. Ce projet, met en relation ces œuvres entre elles et en constituent une cosmogonie sculpturale.

La vidéo présentée est un roadmovie. On suit la trajectoire d’une jeune femme cherchant à être traversée par une nouvelle histoire antarctique. Sans avoir à y aller, elle utilise une distance équivalente en Europe à celle parcouru par Robert Falcon Scott, lors de son échec à atteindre le Pôle Sud. Son trajet est balisé par la mise en place de monuments en l’honneur de fictions antarctiques choisies : une façon de les reconnaître et de se défaire du récit des hommes.

Une première version de cette vidéo a été montrée lors de l’exposition du ‘1st Antarctic Pavilion’, à la 57ème Biennale de Venise en 2017. Pour cette invitation, j’ai donc utiliser le trajet en voiture Bruxelles-Venise comme outil de fiction. D’une façon poétique, cette version de la vidéo tentait d’établir un parallèle entre Venise Bruxelles et l’Antarctique, chacune étant l’objet d’une utopie occidentale. La Biennale de Venise comme velléité à représenter l’art contemporain international, Bruxelles comme capitale d’une Europe unie et L’Antarctique comme territoire libre et siège d’investigations scientifiques internationales. Le projet a bénéficié d’une aide à la création de la part de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Bal­lades antarc­tiques